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Route des vins de Neuchâtel : caves et Œil-de-Perdrix

On en parle moins que des vignobles valaisans ou vaudois, et c’est peut-être justement ce qui fait son charme. Le vignoble neuchâtelois est un secret que les connaisseurs gardent pour eux depuis longtemps : quelques centaines d’hectares seulement, accrochés entre le lac et les premiers contreforts du Jura, où l’on produit des vins d’une finesse parfois désarmante. À commencer par l’Œil-de-Perdrix, ce rosé de Pinot Noir né ici et imité partout.

Si vous avez envie de découvrir ce vignoble autrement qu’à travers une étiquette, Neuchâtel est le point de départ idéal. Et pour en profiter pleinement, l’Hôtel Beaulac vous accueille au bord du lac, à quelques minutes à peine des premières caves. Réservez une nuit ou un week-end, et laissez-vous porter de dégustation en dégustation, sans vous soucier du retour.

Un vignoble entre lac et montagne

Le vignoble neuchâtelois s’étire sur une trentaine de kilomètres le long de la rive nord du lac, de Vaumarcus à Hauterive. C’est l’un des plus petits vignobles de Suisse, mais aussi l’un des plus singuliers. La combinaison d’un sol calcaire, d’un ensoleillement généreux amplifié par la réverbération du lac et d’une altitude modérée crée des conditions que peu de terroirs romands peuvent revendiquer.

Ici, deux cépages règnent en maîtres. Le Chasselas, d’abord, qui donne des blancs secs, minéraux et d’une fraîcheur presque saline, parfaits en apéritif ou sur un poisson du lac. Le Pinot Noir, ensuite, qui se décline en rouge élégant, en blanc de noirs surprenant, et surtout en Œil-de-Perdrix, le fameux rosé qui a fait la réputation du canton bien au-delà de ses frontières.

Ce qui frappe quand on parcourt ces vignes, c’est l’échelle humaine de tout ce qui s’y passe. Les domaines sont souvent familiaux, les productions modestes, et l’accueil dans les caves a conservé cette simplicité chaleureuse que les grandes régions viticoles ont parfois perdue. On sonne, on entre, on goûte, on discute avec le vigneron. C’est aussi simple que cela.

De cave en cave : parcourir le vignoble neuchâtelois

Plusieurs villages méritent le détour, et la plupart se trouvent à moins de quinze minutes de Neuchâtel.

Auvernier est sans doute le plus connu. Ce petit village viticole, serré entre le lac et les vignes, abrite plusieurs caves réputées. Ses ruelles étroites, ses maisons vigneronnes et sa proximité avec l’eau en font un point de départ naturel pour une balade œnologique. On y déguste d’excellents Chasselas et quelques Pinot Noir de caractère, souvent accompagnés d’un morceau de Gruyère ou de saucisson.

Cortaillod, un peu plus à l’ouest, est le berceau historique de l’Œil-de-Perdrix. C’est ici que ce rosé délicat a vu le jour, et plusieurs domaines du village continuent de le vinifier avec un soin particulier. Le cadre est superbe : les vignes descendent presque jusqu’au lac, et la vue sur les Alpes bernoises, par temps clair, vaut à elle seule le déplacement.

Plus loin, du côté de Boudry et de Colombier, on trouve d’autres caves qui valent le détour, dans un paysage un peu plus vallonné où les vignes côtoient les vergers. L’ambiance y est tranquille, le rythme lent, et les vins souvent étonnants de profondeur pour une région aussi discrète.

Pour ceux qui préfèrent un itinéraire structuré, le Chemin du Vignoble traverse l’ensemble du vignoble neuchâtelois à pied, de village en village. C’est une randonnée douce, praticable du printemps à l’automne, qui alterne entre sentiers à flanc de coteau, traversées de hameaux et panoramas sur le lac. On peut la faire en entier sur deux jours ou n’en parcourir qu’un tronçon avant de redescendre vers Neuchâtel.

Route des vins de Neuchâtel et du Pays de Neuchâtel

Œil-de-Perdrix, Non-Filtré et autres trésors à déguster

Le vignoble neuchâtelois ne se résume pas à un ou deux vins. Il recèle des spécialités que l’on ne trouve nulle part ailleurs, et qui surprennent même les amateurs avertis.

L’Œil-de-Perdrix est évidemment l’ambassadeur du canton. Ce rosé issu de Pinot Noir, vinifié avec une macération courte, offre une robe d’un rose pâle caractéristique et un nez délicat de petits fruits rouges. En bouche, il est frais, sec, avec une élégance qui le rend aussi agréable en terrasse qu’à table, sur un poisson grillé ou un plateau de fromages. C’est le compagnon idéal d’un déjeuner au bord du lac.

Le Non-Filtré est l’autre fierté locale. Chaque année, le troisième mercredi de janvier, les caves neuchâteloises mettent en vente leur Chasselas nouveau, non filtré, encore légèrement trouble. C’est un événement à part entière dans le canton, et les amateurs s’y pressent pour goûter les premières cuvées de l’année. Si vous êtes de passage à cette période, l’expérience est incontournable.

Au-delà de ces deux classiques, on découvre aussi d’excellents Pinot Noir rouges, charnus et fruités, ainsi que des cépages plus rares comme le Pinot Gris ou le Chardonnay, vinifiés en petites quantités par quelques vignerons audacieux. La diversité est réelle, et chaque cave a sa personnalité.

Le meilleur moyen de s’en rendre compte reste encore de s’attabler après une dégustation. Les accords entre les vins neuchâtelois et la cuisine locale sont remarquables : un Chasselas sur une filet de perche, un Œil-de-Perdrix sur un tartare, un Pinot Noir sur un plat de chasse en automne. C’est le genre d’harmonie que l’on ne découvre qu’en venant sur place.

Poser ses valises au Beaulac et explorer le vignoble

Le vignoble neuchâtelois se prête parfaitement à un séjour de deux ou trois jours. Assez compact pour être exploré sans voiture (ou presque), assez riche pour occuper plusieurs après-midis de dégustations, il offre un rythme de vacances que les grandes régions viticoles ne permettent plus toujours.

L’Hôtel Beaulac, situé au cœur de Neuchâtel et directement au bord du lac, est le camp de base idéal pour ce type d’escapade. On part le matin vers les vignes, on visite une ou deux caves avant le déjeuner, on revient en fin de journée pour profiter de la vue depuis le rooftop Waves ou dîner au Lake Side avec, pourquoi pas, un Œil-de-Perdrix sur la carte. Le lendemain, on recommence dans une autre direction, ou l’on se contente d’un brunch tranquille face au lac avant de rentrer.

C’est un séjour qui plaît aux couples, aux amis, aux curieux, et à tous ceux qui pensent qu’un bon vin se déguste mieux là où il a été fait.

Envie de découvrir le vignoble neuchâtelois depuis le bord du lac ? Réservez votre séjour à l’Hôtel Beaulac et partez à la rencontre des vignerons du canton. Le lac, les vignes et un verre d’Œil-de-Perdrix vous attendent.

Réserver votre séjour au Beaulac | Découvrir le restaurant Lake Side

 

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